• Monseigneur Jean GARDIN Évêque de la Likouala

     

     Xème assemblée plénière de l’Acerac

     Monseigneur Jean GARDIN Évêque de la Likouala

      Monseigneur Gardin derrière le Président de la République et le Nonce Apostolique au Congo

     

    Les rideaux sont tombés sur la Xème assemblée plénière de l’Acerac (Association des conférences épiscopales de la région de l’Afrique centrale), qui s’est tenue à Brazzaville, du 6 au 13 juillet 2014, sur le thème: «La famille en Afrique aujourd’hui».

    Les travaux de cette assemblée ont réuni les évêques des six pays de la région Afrique centrale, ceux venus du Vatican, de France, de la RDC, dont le cardinal Laurent Monsengwo Pasinya, archevêque métropolitain de Kinshasa et membre du conseil des huit cardinaux chargés de la réforme de la Curie romaine, NN.SS. Vincenzo Paglia, président du Conseil pontifical pour la famille, Pierre Marie Carré, archevêque de Montpellier, vice-président de la Conférence des évêques de France, Jan Romeo Pawlowski, nonce apostolique au Congo et au Gabon. Ils ont également réuni, parmi les invités de marque, NN.SS. Gabriel Mbilingi, évêque de Lubango (Angola), président du Sceam (Symposium des conférences épiscopales d’Afrique et Madagascar), Smaragde Mbonyntege, évêque de Kabgayi, président de l’Aceac (Association des conférences épiscopales d’Afrique centrale) regroupant la RDC, le Rwanda et le Burundi, le révérend abbé Andrea Ciucci, chargé de la communication du Conseil pontifical pour la famille. A l’issue des travaux, Mgr Samuel Kleda, évêque de Douala (Cameroun), a succédé à Mgr Louis Portella Mbuyu comme président en exercice de l’Acerac.

    La Xème assemblée plénière de l’Acerac a débouché sur la publication d’un message dans lequel les évêques ont pris un certain nombre de résolutions, dont un appel aux pouvoirs publics sur la «bonne gestion du bien commun favorable à l’épanouissement des familles, particulièrement les plus fragiles».

     

    Ouverts, officiellement, le lundi 7 juillet 2014, au palais des congrès, par le chef de l’Etat, les travaux de la Xème assemblée plénière de l’Acerac, qui se sont déroulés dans le nouveau bâtiment du complexe scolaire Sacré-Cœur appartenant à la congrégation des Religieuses congolaises du Rosaire, appartiennent, désormais, à l’histoire. Pendant la rencontre, le président de l’Acerac a reconnu que «cette rencontre est un avant-goût des synodes qui se tiendront à Rome et une contribution pour une réalisation pastorale». Il s’est ainsi montré favorable au vieux projet d’unification des deux conférences épiscopales régionales, l’Acerac et l’Aceac.

     
     
     
     
     
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     Diocèse d’Impfondo : Les délégués de la C.e.edu.c félicitent

    et

    encouragent l’état des écoles catholiques

      

     Photo de famille après la formation.
     

    Dans le cadre de sa mission de routine et de supervision de l’éducation catholique au Congo, une délégation de la C.e.edu.c (Commission épiscopale de l’éducation catholique) s’est rendue du 10 au 14 février 2014 dans le diocèse d’Impfondo.  Composée du révérend frère  Barthélemy Nkounkou, de M. Raoul Sika et de l’abbé Eric Martial Ngoungou, respectivement secrétaire général de ladite commission épiscopale, chargé des affaires administratives et du personnel et directeur diocésain de l’enseignement catholique, la délégation a visité les écoles du diocèse, dans lesquelles elle a eu des séances de travail.

     

    Il s’agit du complexe scolaire Saint Jean-Baptiste de Bétou, l’école Saint Jean-Marie Vianney d’Enyellé, Saint-Pierre Apôtre de Boyellé, Sainte-Odile de Dongou, le complexe scolaire Paul Marie Mopiako d’Impfondo, Justin Bahouaya d’Epéna et dans tous les centres de formation professionnelle sous-tutelle: Likouala Timber, Elykia, Sainte famille des nécessiteux  et Ecodem, sans oublier les écoles préparatoires Ora (pour les populations autochtones) qui sont en pleine émergence dans le diocèse.

     

    Cette mission portait essentiellement sur le contrôle du travail administratif et  pédagogique qui se fait, le regard sur le respect de la convention signée entre l’Eglise catholique qui est au Congo et le gouvernement de la République en matière d’éducation et de formation. Aussi, les membres de la commission et le directeur diocésain ont profité pour rappeler au corps enseignant les trois missions essentielles de ceux et celles qui enseignent dans les écoles catholiques et d’expliquer la récente déclaration des évêques sur l’éducation nationale: «Eduquer  ou Périr» du 4 février dernier.
    Des encouragements ont été adressés tant à la commission diocésaine de l’éducation catholique qu’à la direction diocésaine pour tous les efforts qu’elles  réalisent pour harmoniser, conformer et régulariser nombre de problèmes  administratifs auxquels est confrontée l’école catholique dans le diocèse. Le respect  par l’école catholique des programmes d’enseignements édictés par le gouvernement était à la hauteur de la satisfaction exprimée par les partenaires (inspecteurs et autres conseillers pédagogiques rencontrés). Toutefois, l’on a constaté que certains de nos partenaires en matière d’éducation, semblent encore  ignorer l’existence de la convention de 2000 signée avec le gouvernement et  continuent toujours de penser que les écoles catholiques sont sous leur tutelle. Cela  égratigne un peu dans le respect du partenariat. Tout ceci, témoigne donc de la volonté de l’Eglise catholique à encourager et à aider le gouvernement dans sa noble mission d’éducation et de la formation de l’élite de demain. 
    S’agissant des trois missions essentielles d’un enseignant, M. Raoul Sika a rappelé que celles-ci se résument à «enseigner, éduquer et évangéliser». Partant, tout enseignant à l’école catholique se doit de jouir non pas d’une éthique minimaliste, mais incarner en lui toute vertu susceptible de créer l’humanité, à travers une vie de travail mené dans la rigueur- dans la responsabilité- la loyauté- l’honnêteté,… Ainsi compris, notre école sera une école de référence par la qualité du travail, une école de préférence par la qualité des valeurs qui y sont  transmises, tout ceci pour qu’elle vise l’excellence. Car, en sa qualité de Mater et Magistra c’est-à-dire, Mère et éducatrice, l’Eglise comme le disent si bien nos pères évêques, se doit d’être au service de la société. Elle doit aider et accompagner les pouvoirs publics dans la mission d’éduquer et de former intégralement l’Homme (1). D’ailleurs une bonne lecture de l’exhortation apostolique post-synodale du pape Benoît XVI «Africae Munus» au N°134, nous aidera à mieux comprendre cet engagement de l’Eglise aux côtés des pouvoirs publics. D’ailleurs, le Président de la République lors de sa rencontre du 9 décembre 2014 avec le Pape François à Rome, a salué la contribution de l’Eglise en matière d’éducation quand il dit: «l’Eglise s’adonne à la formation intégrale des élèves (…), dans le respect des programmes scolaires de l’Etat. Et ses résultats aux examens sont les meilleurs (…) et elle est fidèle à sa triple mission: éduquer, enseigner et évangéliser»(2).
    Au terme de la mission, les deux délégués de la C.e.edu.c dans leurs échanges avec Mgr Jean Gardin, évêque du diocèse d’Impfondo, se sont félicités du fait que la direction diocésaine a désormais un local, de l’implication sans condition des prêtres du diocèse dans la gestion de l’école, mais aussi du fait que la plupart du personnel à la charge de la direction diocésaine perçoivent leurs émoluments dans des structures bancaires dignes d’honneur.

    Abbé Eric Martial NGOUNGOU 
    Directeur diocésain de l’enseignement catholique 

     
     
     
     
     
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    Bétou sous le poids des réfugiés centrafricains


     
     
     
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    Des inondations catastrophiques à Epéna

    Publié le mardi 22 octobre 2013 dans la semaine Africaine 

    Il pleut sans arrêt dans le district d’Epéna (département de la Likouala), dans la partie septentrionale du pays. Les habitants ont les pieds dans l’eau, à cause des inondations. Des plantations entières sont immergées, à la suite de ces pluies. C’est un véritable désastre, pour les paysans. Les dégâts sont très importants. On déplore la perte des cultures de manioc, de bananiers, d’arachides, etc. Cela pourrait provoquer, à plus ou moins brève échéance, une pénurie alimentaire dans ce district. Le phénomène des inondations est cyclique dans cette partie du pays, depuis plus de deux décennies, en dépit des promesses des pouvoirs publics d’y remédier, par la mise en place d’un plan de sauvetage. En tout cas, rien ne se fait. Les habitants d’Epéna appellent au secours tous ceux qui peuvent leur venir en aide, en attendant le retour d’un ciel plus clément. Le Ministère des affaires sociales et de la solidarité a vraiment du pain sur la planche, pour assister toutes ces populations sinistrées par le déchaînement de la nature.

     
     
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    SOUTENONS AUJOURDHUI LA FORMATION
    DES
    FUTURS PRÊTRES
     

     

     Monseigneur Jean GARDIN Évêque de la Likouala

    NOTRE DIOCESE D’IMPFONDO a actuellement douze (12) grands Séminaristes

     Monseigneur Jean GARDIN Évêque de la Likouala

    Chaque année, Il nous faut trouver 600.000 F/ par an pour chacun

     

    Voici le témoignage de Cyrille de KANIO

    « … Je commençais à découvrir la vie de l’Eglise et par l’Eglise, J’ai une nouvelle famille plus grande que celle que j’ai laissée à Brazzaville. Je fréquentais régulièrement la paroisse d’où je me sentais très heureux quand je donnais mon temps aux travaux de la paroisse sans rien attendre en retour.

    Je fréquentais régulièrement la paroisse  par rapport aux responsabilités que j’avais ici et là.

    Ma vie avait complétement changé, mes parents ne me reconnaissaient plus dans ma façon d’être et dans ma façon de faire. Ils s’étonnaient de ma nouvelle attitude, j’étais plus avec mes frères et sœurs chrétiens qu’avec eux… »

     Monseigneur Jean GARDIN Évêque de la Likouala

     Monseigneur Jean GARDIN Évêque de la Likouala

    Après le Baccalauréat, il y a

    Huit ans d’études pour suivre une solide formation humaine spirituelle théologique et pastorale et Deux années de stage

          Une année de propédeutique au séminaire Charles MAHUNDE à OEUSSO 

          Trois années de Philosophie au Séminaire G. Firmin SINGHA  à BRAZZAVILLE 

          Quatre années de Théologie au Séminaire Cardinal Emile BIAYENDA  à Brazzaville 

      Le monde a besoin de hérauts courageux de l’Evangile, De serviteurs généreux de l’humanité souffrante. Envoie à ton Eglise, nous t’en prions, De Saints Prêtre

     

    « Ngai oyo Mokonzi ! »

             La mission du service des Vocations est de prendre en charges les aspirants pour les aider à discerner l’appel de DIEU, à développer en eux le sens de la Prière, de la Générosité et du Service 

     

    PRIERE pour les VOCATIONS

    « La moisson est abondante !

     Mais les ouvriers peu nombreux,

    Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers dans sa moisson. »

    Notre prière les accompagne dans ce cheminement

      « Nous t’adressons notre prière avec confiance. Rends-nous sensibles à la nécessité de transmettre tes appels et d’accompagner les appelés. Donne-leur la générosité de répondre et la force de te suivre.
    Ainsi la Bonne Nouvelle sera davantage proclamée à toutes les nations et ta miséricorde mieux connue de tous nos frères et sœurs dans le Christ.
    Amen.
     
     
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    A la découverte des écoles catholiques du diocèse d’Impfondo dans le département de la Likouala au Congo-Brazzaville.
      

    Situation géographique

     

    La Direction Diocésaine de l’enseignement Catholique de la Likouala est limitée :

     

    ▲ Au nord par la République centrafricaine ;

     

    ◄ A l’Est par la République démocratique du Congo ;

     

    ► A l’ouest par le Cameroun ;

     

    ▼ Au sud par le département de la Cuvette + la Sangha.

     

    La direction diocésaine des écoles catholiques de la Likouala est composée de trois membres :

     
    1. Un directeur diocésain chargé de la coordination de toutes les écoles catholiques : Monsieur l’Abbé Eric Martial NGOUNGOU (Prêtre Fidei Donum du diocèse de Nkayi).

    2. Un responsable de la formation pédagogique et chargé à l’administration : Monsieur Gilbert MOKOUNGOU,

    3. Une gestionnaire chargée des finances : Madame Christelle MOUELE.

     

    Ils travaillent sous la présidence de son Excellence Monseigneur Jean GARDIN Evêque d’Impfondo et président de la commission diocésaine de l’éducation catholique.

     

    La Commission Diocésaine de l’Education Catholique a été mise en place il y a de cela neuf(9) ans. La conférence nationale souveraine de 1991 avait décidé de la rétrocession des écoles nationalisées en 1965. Le processus de rétrocession a effectivement commencé à partir de 1996. Dans la Likouala, c’est en 2002 que cela a commencé.

     

    Aujourd’hui la Direction Diocésaine supervise douze(12) écoles d’enseignement général et quatre(4) centres de formation professionnelle. Il y a également quatre(4) écoles maternelles (avec un effectif moyen de quatre vingt (80) enfants par écoles) pour les enfants de trois à cinq ans.

     

    Tout ceci donne un total de vingt(20) écoles à savoir :

     
    • Pierre ESSEPE de Bouanela (primaire)

    • Judes OKEKE de Dzeke (primaire)

    • Dongo Robert de Botongo (primaire)

    • Justin BAHOUAYA d’Epena (primaire)

    • Paul Marie MOPIAKO d’Impfondo (primaire+secondaire+lycée)

    • Ste Odile de Dongou (primaire)

    • Pierre Apôtre de Boyellé (primaire)

    • St Jean Baptiste de Betou (maternelle+primaire)

    • Jean-Marie VIANNEY (maternelle+primaire)

    • St Georges de Lopola (primaire)

    • Ecole Catholique de Thanry (primaire)

    • St Louis de Liranga (primaire)

    • Ecodem (Technique) Epéna

    • Elykia(Technique) Impfondo-Gangania

    • Sainte-Famille des nécessiteux (Professionnel) Impfondo

    • Likouala-Timber (Technique et Professionnel) Bétou.

    • Saint-Benoît d’Impfondo (Maternelle)

    • Saint-Jean Baptiste de Bétou(Maternelle)

    • Sainte-Odile de Dongou(Maternelle)

    • Elikya Gangania d’Impfondo(Maternelle)

     

    Une école primaire a été provisoirement fermée à MONGOUMA-BAILLY à cause du délabrement des bâtiments

     

    Ces écoles sont distantes les unes des autres de plus de cinquante (50km) pour les plus proches, et de 350km pour les plus éloignées, tant sur le long du fleuve que sur le long des pistes plus ou moins carrossables.

     

    Pour superviser les écoles qui sont sur le fleuve, il faut, en une année, près de six mille litres (6000L) d’essence, louer un moteur hors-bord, une pirogue en bon état et payer au moins 50 litres d’huile moteur. Les dépenses annuelles s’élèvent, selon les estimations faites par l’équipe de gestion, à hauteur de trois millions huit cent mille francs (3.800.000f) chaque année pour prétendre visiter toutes les écoles. Or, le maigre budget de la direction diocésaine des écoles qui tourne autour d’un million cinq cent quatre vingt cinq mille franc (1.585.000f), ne permet pas un tel travail de supervision. D’où la difficulté pour l’administration scolaire catholique de mieux suivre le travail qui se fait dans ces écoles.

     

    Avec un effectif global de près de trois mille cinq cent-quatre-vingt-douze(3592) élèves pour l’enseignement général et l’enseignement professionnel, la direction diocésaine des écoles catholiques compte près de soixante quinze(75) enseignements. Les parents d’élèves sont les seuls contribuables dans le fonctionnement de ces écoles, la gestion du personnel enseignant et administratif est difficile en matière des finances.

     

    Tableau des statistiques des résultats de l’année scolaire 2011-2012 au niveau de l’enseignement général :

     

    Effectifs Général

    Présentés

    Admis

    Pourcentage

    Garçons

    1518

    1518

    1498

    98,68%

    Filles

    1682

    1682

    1588

    94,41%

    Total

    3200

    3200

    3086

    96,4%

     

    Tableau des statistiques des résultats de l’année scolaire 2011-2012 au niveau de l’enseignement professionnel :

     

    Effectifs Général

    Présentés

    Admis

    Pourcentage

    Garçons

    179

    168

    162

    96,42%

    Filles

    213

    213

    189

    88,73%

    Total

    392

    381

    351

    92,12%

     

    N.B : Les résultats des différents examens d’Etat sont pris en compte dans ces tableaux synoptiques.

     

    En dépit de quelques difficultés rencontrées, la collaboration entre la Direction Diocésaine, la Direction Départementale de l’enseignement primaire secondaire, et celle de l’enseignement technique et professionnel, nos partenaires immédiats et toutes nos Ecoles, est très encourageante. Les tâches prévues dans le plan d’actions de la Direction Diocésaine sont réalisées au-dessus de la moyenne. Surtout, la tenue des conseils d’administration dans toutes les écoles a été un grand succès. Il est souhaitable que cet esprit d’équilibre soit maintenu et surtout entretenu pour le bien de notre système éducatif et la survie de nos écoles conventionnées.

     

    N.B. : Pour plus d’informations il est possible de contacter les adresses électroniques par lesquelles vous pouvez joindre facilement les responsables de l’éducation catholique dans le diocèse d’Impfondo :

     
    1. E.mail : mibema72@yahoo.fr Tel : +242 055486184/+242 066445420

    2. E.mail : mgrjeangardin@yahoo.fr Tel : +242 055260921/+242 066352660

    3. Par la poste : Diocèse d’Impfondo BP: 30, République du Congo(Brazzaville).

     
     

    Quelques photos souvenirs des différentes missions de supervision et de tenue des sessions de conseils d’administrations dans les zones nord et sud.

      En mission de supervision dans les écoles de la zone nord, les autochtones nous aident à dégager la route en coupant les branches de cet arbre qui a bloqué la route.

      Monseigneur Jean GARDIN Évêque de la Likouala

     Le DDEC posant avec les enseignants de l’école  Saint Jean- Marie Vianney d’Enyellé de la droite vers la gauche (Jean Pierre Niambongui, Arsène Mbala, Stanislas Likoko (directeur), Jérémie Balekouzou et Mande BOGNAELA. 

     Monseigneur Jean GARDIN Évêque de la Likouala

    Obstacle rencontré (après la pluie) sur la route d’Enyellé-Moualé longue de 215 Km : Et si l’on n’avait pas des muscles…

     Monseigneur Jean GARDIN Évêque de la Likouala

    Obstacle  rencontré (après la pluie) sur la route entre Enyellé-Moualé  longue d’environ 215Km : il faut pour passer, casser avec les mains les troncs d’arbre de palétuviers. Là, il faut du courage et des muscles !

      Monseigneur Jean GARDIN Évêque de la Likouala

    Sur la même route, un gros arbre barre le passage : où trouver un secours en plein milieu de la forêt équatoriale ?  Mains aux hanches et  mesurant l’ampleur de l’obstacle, le chauffeur est désespéré !

     Monseigneur Jean GARDIN Évêque de la Likouala

    En mission de supervision dans les écoles de  la zone sud : le Directeur diocésain debout(en chapeau vert) en train de ramer.

     Monseigneur Jean GARDIN Évêque de la Likouala

     Départ d’Epéna pour l’école Judes Okéké de Dzéké (85km) sur la Likouala aux herbes. Les membres de la Direction diocésaine se préparent à affronter les méandres du fleuve et la redoutable épreuve de la rame.

     Monseigneur Jean GARDIN Évêque de la Likouala

    Des raccourcis  sur le fleuve  nous font gagner du temps. Là, il faut non seulement du courage, mais surtout de la dextérité avec la pagaie.  Ici, malgré son gilet de sauvetage, la  gestionnaire s’inquiète de l’étroitesse de la piste empruntée !

      Monseigneur Jean GARDIN Évêque de la Likouala

    Le Directeur Diocésain Abbé Eric Ngoungou et ses collaborateurs (Madame Christelle Mouélé et Mr Gilbert Mokoungou) devant le bâtiment en terre battue abritant l’école catholique de Dzéké (le plus grand village du district de d’Epéna avec près de 3000 habitants). L’urgence de la construction d’un bâtiment en matériaux durables s’exprime fort- bien.

      Monseigneur Jean GARDIN Évêque de la Likouala

     Après la tenue du conseil d’administration à l’école Saint Jean-Baptiste de Bétou, le Directeur diocésain posant avec tous les conseillers.

     

     Monseigneur Jean GARDIN Évêque de la Likouala

    Quelques élèves de l’école Saint-Georges de Lopola (à  environ 520km d’Impfondo) en rang devant les salles de classes avant le début des cours.

     Monseigneur Jean GARDIN Évêque de la Likouala

     Monseigneur Jean GARDIN Évêque de la Likouala

    Les membres de la Direction diocésaine posant  avec  les enseignants de Lopola. De la droite vers la gauche : Messieurs Rémy enseignant, l’abbé Eric Ngoungou directeur diocésain, Hervé Pémba directeur de l’école, Gilbert Mokoungou chargé de l’administration et de formation de la direction diocésaine et  Jérémie enseignant.

     Monseigneur Jean GARDIN Évêque de la Likouala

    Ici, le Directeur diocésain visitant une école ORA (des autochtones) à Thanry (à environ 600km d’Impfondo).

     Monseigneur Jean GARDIN Évêque de la Likouala

    Photo d’ensemble des membres de la direction diocésaine avec les élèves autochtones et leur animateur.

     Monseigneur Jean GARDIN Évêque de la Likouala

    Ici, le directeur diocésain s’entretient avec Monsieur François, l’animateur de l’école ORA de Thanry.

     Monseigneur Jean GARDIN Évêque de la Likouala

    Photo de famille (pont sur le fleuve Motaba à Makao) avec tout le personnel de l’école catholique Saint-Pierre de Thanry juste après la tenue du conseil d’administration.

     Monseigneur Jean GARDIN Évêque de la Likouala

     

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    Gros problèmes pour la « Flotte AUGOUARD »
     
    Cher amis,
    C’est avec une grande tristesse que je me dois de vous informer de tous nos problèmes à propos de notre projet de navigation fluviale avec la «Flotte Augouard».
     
    Depuis le début de cette année, rien ne va plus. Dans ma correspondance de la nouvelle année, je vous avais dit que nous avions des problèmes de moteur sur le pousseur AUGOUARD I. Remorqué jusqu’à IMPFONDO avec ses barges chargées, nous avons réussi grâce au petit pousseur, AUGOUARD II,  à livrer la marchandise aux commerçants jusqu’à BETOU, bien qu’avec beaucoup de retard…
     
    L’expertise du moteur d’AUGOUARD I a révélé que tout est à reprendre : réaléser le vilebrequin et tout remettre aux côtes de réparations etc. sans garantie du côté de la main-d’œuvre, aussi vaut-il mieux changer le moteur, un Caterpillar marine de 8 cylindres, en cherchant une occasion révisée d’Europe… !
     
    Mais pour comble de malheur le pousseur auxiliaire qui n’avait plus fonctionné depuis des années a manifesté ses faiblesses. Les vibrations du moteur ont provoqué une voie d’eau et cette vedette a coulé au port d’IMPFONDO début février. Il a fallu le sortir avec les moyens du bord, c’est-à-dire avec des tendeurs et de petits palans et l’aide du bateau BALISEUR, puis faire faire des soudures.

     Monseigneur Jean GARDIN Évêque de la Likouala  Opération de renfloument du pousseur auxiliaire

     

     

     Monseigneur Jean GARDIN Évêque de la Likouala Barge de bois échouée 

     

    Mais pendant ce temps les eaux de l’Oubangui ont continué de baisser et les barges chargées de bois des forestiers, à 1m20, ont échoué sur les seuils de sables… Ajoutez à cela qu’à IMPFONDO et cela pour au moins 3 ou 4 mois, il n’y a plus de gazole au dépôt officiel ; alors qu’avec l’auxiliaire AUGOURD II, nous pourrions peut-être pu descendre doucement jusqu’à Brazzaville les deux barges et le pousseur. 
     
    Que faire ? Mettre l’équipage en congé technique ? Attendre la remontée des eaux en juin ? Trouver des fonds pour changer le moteur, espérer des bienfaiteurs, alors que c’est la crise partout ? ! Pourtant beaucoup de gens avaient mis leur espoir dans cette unité de la « Flotte AUGOUARD » 
     
    Il ne nous reste que la Prière à Saint Joseph… et votre aide !!!
     
    Mgr Jean GARDIN

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    Foceb (Fondation cardinal Emile Biayenda) : James Wesley Jeffers a fait un don des tricycles aux personnes avec handicap

     

     

    Conseiller aux affaires publiques de l’ambassade des Etats Unis d’Amérique au Congo, M. James Wesley Jeffers a fait don de huit tricycles à propulsion manuelle aux personnes vivant avec handicap, prises en charge par la Foceb (Fondation cardinal Emile Biayenda). La cérémonie de remise du don s’est déroulée mardi 12 février 2013, au siège de ladite fondation, dans l’ex-centre de polios à Moungali, le quatrième arrondissement de Brazzaville. C’était en présence de Mgr Jean Gardin, évêque d’Impfondo, du consul de l’ambassade des Etats Unis d’Amérique, M. Morgan Obrien, et de Sr Marie Brigitte Yengo, présidente de la Foceb.

     

     

     

    Remettant le don à Sr Marie Brigitte Yengo, M. Wesley Jeffers a expliqué le sens de son geste en ces termes: «Je dois préciser que ce don est personnel et qu’il provient d’une idée émise par un ami Américain travaillant à l’ambassade et de bien d’autres personnes qui ont apporté de l’argent pour acquérir lesdits tricycles. Je suis passionné par la communauté des personnes vivant avec handicap parce que mes deux parents sont des handicapés. Aux Etats Unis, nous avons la chance du fait que les fauteuils roulants sont abordables. Je sais qu’en République du Congo, il est difficile de se procurer un fauteuil roulant et je félicite la sœur Brigitte Yengo pour le travail qu’elle ne cesse de réaliser en faveur des personnes vivant avec handicap. Quoique j’avais souhaité que nous ayons suffisamment d’argent pour pouvoir acheter un fauteuil roulant à chaque personne qui en a besoin et j’espère qu’à travers le geste de ce jour, c’est déjà un petit pas qui a été franchi pour atteindre cet objectif. Plusieurs personnes se sont réveillées ce matin sans mobilité, mais ont trouvé un moyen de déplacement qui les rend désormais indépendant. Je ne manquerai pas de faire écho de ce que j’ai vu à mes amis et à ma famille qui ont donné de l’argent, afin qu’ils sachent qu’effectivement leur aide est arrivée aux ayants-droits. J’espère que nous pourrons continuer à travailler ensemble pour mettre fin à la discrimination et promouvoir l’égalité entre les populations du Congo», a dit Wesley Jeffers.
    Après le mot du donateur et après avoir réceptionné ledit don, Sr Marie Brigitte Yengo n’a pas manqué de féliciter le donateur pour son geste, avant d’inviter les hommes de bonne volonté à manifester leur solidarité en faveur des personnes vulnérables. Ensuite, elle a procédé à la remise des tricycles aux ayants-droits, ceci dans une ambiance bon enfant. Le don d’un bénéficiaire du diocèse d’Impfondo a été réceptionné par Mgr Jean Gardin, évêque du lieu. 

    Pascal BIOZI KIMINOU    

     
     
     
      2013 !                  
    Chers  tous, parents et amis,
     
    En cette fin d’année, Je viens de remonter de Brazzaville. La première semaine du Temps de l’Avent ; comme chaque année, nous avons eu la retraite des évêques du Congo qui nous a été prêchée, du 3 au 9 décembre, au Foyer de Charité de POINTE-NOIRE par Mgr UNUNU, un moine trappiste devenu par la suite archevêque de KIKWIT en RDC.
     
    C’est Vrai, je ne donne pas assez de nouvelles, pourtant ce n’est pas cela qui manquerait, mais notre problème est l’enclavement de notre région même par Internet, le réseau ne passe pas tous les jours, il suit les caprices des serveurs de téléphone… et des orage
    Et vous savez que je suis fort occupé par des problèmes plus matériels qu’intellectuels… Depuis le retour au Congo fin septembre, j’ai commencé par être bloqué à Brazzaville, par manque d’avions pour monter, pendant plus de quinze Jours et c’est grâce à un capitaine de l’immigration qui travaille à l’aéroport et qui participe chaque matin à l’eucharistie de 6h30 avant de rejoindre son travail, que j’ai finalement pu trouver une place.
     
     
     
    Le mois d’octobre a été le mois de la reprise de la pastorale dans les diverses paroisses, mais nous n’avons pu faire notre session pastorale de rentrée que du 26 au 30 novembre au lendemain d’une Ordination sacerdotale en la fête du Christ-Roi. C’était ma deuxième ordination sacerdotale, le cinquième prêtre du clergé diocésain. Cette Ordination a été célébrée à la paroisse Saint-Louis de LIRANGA, la toute première mission du  Nord Congo fondée en 1889, Paul MASSAMBA est le fils d’un Catéchiste Eugène EWOWO qui de 1968 à 2001 a animé la paroisse, alors qu’il n’y avait plus de prêtre résident et qu’un missionnaire desservait trois ou quatre fois par an. PAUL est, en fait, le troisième prêtre originaire de cette paroisse, mais le premier à être ordonné dans ce village. Les deux autre en 1974 et 1981 avaient été ordonnés à OWANDO au titre de ce Diocèse (qui alors couvrait plus de 250.000 km² avant sa division en 1983 donnant naissance au diocèse de OUESSO qui lui-même fut divisé pour créer la Préfecture Apostolique de la LIKOUALA en 2000, maintenant le diocèse d’Impfondo)
     
    La communauté Chrétienne a beaucoup participé à l’organisation et à l’accueil de plus de quatre cent pèlerins durant quatre jours. Elle a encore pris en charge, par ses Communautés de quartier : C.E.V.B. (Communautés Ecclésiales Vivantes de base) les repas des prêtres (15) et religieuses (5) restés en session pastorale : Session bien évidemment orientée sur l’année de la Foi. Foi des ouvriers apostoliques qui a été immédiatement mise à l’épreuve, car il nous a fallu deux jours et une nuit complète de pirogue pour remonter les 300Km de la rivière Oubangui, car notre moteur Hors-bord de 40 CV est tombé en panne, nous avions alors emprunté un Moteur de 15 CV.
     
    Cette année nous avons ouvert trois nouvelles classes de sixième dans des paroisses, ébauches de trois nouveaux collèges catholiques, sur la demande des parents d’élèves et au vu des résultats aux examens : 85 % au BEPC
     
    Nos grands séminaristes sont au nombre de Douze cette année 2012-2013, tous sont pensionnaires : deux en Propédeutique à Ouesso. Les autres sont à BRAZZAVILLE au grand séminaire de philosophie
     
    L’année 2012 a été marquée par la mise en place de notre projet de navigation fluviale de BRAZZAVILLE à IMPFONDO. Projet prometteur, mais aux débuts difficiles. Nous commencions à prévoir l’achat d’une barge de 350 tonnes, mais nous constatons, après trois voyages, que, pour pouvoir continuer, le bateau d’occasion que nous avons acheté a besoin d’une sérieuse révision. Il nous faut refaire entièrement le moteur avant d’affronter la période des basses eaux qui dure six mois.
     
     Je découvre ainsi au sens propre et au figuré que ce n’est pas facile de mener la barque de l’EGLISE. On aurait envie de dire comme les apôtres « Seigneur pourquoi dors-tu ? ». Mais il nous répond «N’ayez pas peur, je suis là avec vous ». Oui en ce temps de l’Avent nous savons qu’Il est venu, qu’Il vient et que, par la Foi, nous avons à le rendre présent chaque jour aux hommes vers qui nous sommes envoyés.
     
    Bonne année 2013               
     
    Jean GARDIN +
     
     
     Ps. Adresse postale : Evêché  B.P.30 – IMPFONDO (République du CONGO) – Mail :  mgrjeangardin@yahoo.fr
     
     
     CCP N° 31 958 90 - J – La Source
     
     Chèques bancaire envoyés à : Procure des missions 30, rue Lhomond –75005 PARIS (possibilité de relevé fiscal sur demande)

     

     

     

     

    Diocèse d’Impfondo : La paroisse d’Epena fête ses 50 ans en juillet 2013 PDF Imprimer

     

    Vendredi, 07 Décembre 2012 09:04

     

    Le père Hervé Cleze Moutaleno, sur le chantier de l’église.

     

     

     


     

    Pour mieux marquer cette année jubilaire, qui connaîtra son apothéose le 23 juillet 2013, Mgr Jean Gardin, évêque du diocèse et le conseil pastoral paroissial d’Epena sous la direction du curé de la paroisse, ont décidé d’agrandir l’église Sainte Brigitte qui, présente beaucoup de fissures.

    Ces fissures sont causées par le manque de chaînage et d’une fondation solide. Car, il faut le rappeler, Epena a connu des inondations à deux reprises: en 2000 et en 2011. Ce qui une fois de plus, a fragilisé l’église. Une église qui est devenue trop petite pour la communauté chrétienne d’aujourd’hui. 

     
    Au cours de la messe marquant le lancement de ce jubilé, 23 catéchumènes ont reçu le baptême et ont fait leur première communion. Un autre moment fort fut la bénédiction par le curé du mariage d’un couple venu de la communauté du village Itanga, situé à 20km d’Epena. Le tout sous l’animation de la chorale paroissiale Sainte Brigitte. Les fidèles venus des communautés  des villages et du centre d’Epena étaient eux aussi au rendez-vous.

     
    La paroisse Sainte Brigitte d’Epena se trouve à 85km d’Impfondo. Elle est fondée en 1963, par les pères de la Congrégation du Saint-Esprit (spiritains).

    Les travaux pour l’agrandissement de l’église ont commencé le 22 mars 2012. Dédiés au cardinal Emile Biayenda, de vénérée mémoire, ces travaux avancent avec la grâce de Dieu.

    Nous remercions d’avance tous ceux et toutes celles qui, de loin ou de près nous soutiennent matériellement, financièrement et spirituellement pour la réussite de cet évènement.

    Père Hervé Cleze 
    MOUTALENO, Cssp, curé.
    Contact: (00 242 05 526 09 21 / 06 691 11 00/ 05 592 68 27) 

     

     

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    Arrivée Augouard I

    31/05/2012

    C’est la joie aujourd’hui à Impfondo, le bateau Augouard est arrivé samedi vers 13 h 30, les passagers sont arrivés à bon port après un peu plus de quinze jours.

    Ce matin, après avoir  du laisser passer la fête de la Pentecôte et la journée fériée du Lundi le déchargement du matériel a commencé : divers produits pour réapprovisionner les magasin de venus vides, de la farine de l’huile des produit de première nécessité mais aussi de la bière, du ciment, des tôles du fer à béton, mais surtout des futs de gazole.

     

     Monseigneur Jean GARDIN ordonné évêque de la Likouala

     

    Comme les eaux ont commencé à monter sur l’OUBANGUI, dans deux jours il va continuer sa montée sur BOYELE et BETOU où des chargements de bois débité, des sacs de foufou plus particulièrement attendent ce premier bateau de la saison, car d’autres trop chargés sont restés bloqués depuis près de trois mois sur des bancs de sable.

    Malheureusement les barges qu’on nous a louées ne sont pas en bon état, il y a eu quelques infiltrations d’eau. Heureusement l’équipage avait prévu la motopompe.

    Nous ne pourrons tirer de conclusions qu’au retour à Brazzaville, et sans doute qu’après plusieurs voyages qui nous permettrons de maîtriser la puissance et la consommation réelle du moteur.

     

     Monseigneur Jean GARDIN ordonné évêque de la Likouala

     

    Déjà deux communautés chrétiennes de DZOUMBELE et NGONDOLA sont venues demander que leurs soit réservée une cale pour charger leurs produits : Foufou, poisson fumé, bananes plantain… parce qu’habituellement les bateaux déjà remplis depuis BETOU et IMPFONDO ne leur permettent pas de charger et parfois ne s’arrêtent même pas.

    MERCI à ceux et celles qui nous ont permis de réaliser cette première étape.

    Nous continuons à espérer d’avoir un jour nos propres barges.

     

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    Message de Mgr Jean Gardin aux chrétiens et hommes de bonne volonté du département de la Likouala :

    «Il convient de nous aimer les uns les autres»

     Vendredi, 18 Mai 2012 09:34

        10 avril 2011-10 avril 2012: un an déjà.

         Le diocèse d’Impfondo s’organise peu à peu. Un Conseil presbytéral a    été constitué et s’est réuni à la fin de la retraite des prêtres, début mars.

         Un Conseil économique, se soucie de la vie matérielle du diocèse: comment gagner de l’argent pour faire vivre les paroisses et soutenir les projets?

    Sans devoir mendier et tendre la main à tout moment, car les membres de nos communautés chrétiennes ne sont pas encore en mesure de faire vivre le diocèse: d’aider ses prêtres, ses séminaristes, ses laïcs engagés, ses jeunes... et ses mouvements. Mais, déjà des paroisses et des communautés de village s’organisent pour se prendre en charge.

    Nous sommes pauvres. Nous le constatons souvent, ce sont les plus pauvres qui, à leur façon, savent partager en apportant des oboles et offrandes en nature dans les paroisses. (Grâce à eux nous avons un petit élevage de poules et canards à l’évêché).  

    Frères et sœurs, nous venons de célébrer la Pâques de Jésus: 
    - Pâques, c’est le fondement de notre foi, car «si le Christ n’est pas ressuscité notre foi est vaine» (1 Cor 15,14). 
    - Pâques est aussi une grande fête dans la durée: nous fêtons Pâques dans la liturgie durant sept semaines, jusqu’à la Pentecôte.
    S’il est vivant-ressuscité; alors «que devons-nous faire? Demandaient les premiers chrétiens à Pierre (Ac 2,37-39) «Convertissez-vous», cette réponse est dans le prolongement de ce que nous avons voulu faire durant le carême.  
    Oui, nous venons de célébrer partout la fête de Pâques, dans la joie de belles cérémonies, dans des chapelles ou les églises débordantes de monde. «Prenons avec courage les chemins de la prière. Redécouvrons l’importance de notre relation à Dieu et faisons attention les uns aux autres pour nous stimuler dans la charité et les œuvres bonnes» (He 10,24), nous dit Benoît XVI.
    Après le temps du carême qui nous a permis de prendre conscience de nos faiblesses et de nos péchés, le temps de Pâques et un temps de Renouveau dans nos vies (pas seulement pour les groupes du Renouveau, mais pour tous les chrétiens). Christ est mort et ressuscité pour tous: Juifs ou païens, riches ou pauvres, dans les actes des apôtres, la première communauté chrétienne mettait tout en commun. «Ils étaient assidus à l’enseignement des apôtres, à la communion fraternelle et à la fraction du pain, (Actes 2,42-43)»: l’eucharistie. Suivons cette pratique!
    Nous l’avions demandé lors de notre session pastorale d’octobre, chacune et chacun d’entre nous, en tant que chrétiens laïcs, nous avons à prendre notre place de chrétiens dans notre société, dans la construction d’une paix véritable chez nous.  
    Rappelons-nous toujours cette salutation de Jésus ressuscité: «La paix soit avec vous». Pour cela, nous devons respecter chaque personne selon le regard du Christ. Tous appelés à devenir ses frères. Tous appelés à construire un monde plus juste où chaque femme, chaque homme, chaque enfant est regardé comme Dieu le regarde, comme membre de la société humaine et pour nous chrétiens comme membre d’un même corps, le Corps du Christ.
    Il convient de nous aimer les uns les autres «comme le Christ nous aime», comme nous souhaitons être aimé et respecté.
    Paul disait: «Qu’il n’y ait plus chez vous des juifs et des païens». Il nous dit aujourd’hui à nous chrétiens de la Likouala: «Qu’il n’y ait plus chez vous des gens du sud et des gens du nord, des «autochtones et des pas-autochtones» (nous sommes tous des autochtones du Congo). Qu’il n’y ait plus chez nous des Bomitabas, des Bondjos, des Baakas, des Enyelles, des Bomondjos, etc., mais des frères et sœurs en Christ appelés chacun à sa place, selon sa formation et son histoire, à connaître le salut en Jésus. Tous sont appelés à être les membres différents d’un seul Corps, en mettant en commun ses qualités, ses ressources et les richesses de sa culture. A ce sujet, qu’il me soit permis de féliciter la communauté de Saint Charles Lwanga de Mokabi avec sa chorale intégrant à la fois des Centrafricains et de Congolais, des Bonzombos, Enyelles, Baakas, Laris, Bomitabas,.... C’est un bel exemple d’enrichissement mutuel! 
    «Ce patrimoine éthique est ce qui peut rapprocher toutes les cultures, les             peuples et les religions, les autorités et les citoyens, et les citoyens entre eux, les          croyants dans le Christ et ceux qui ne croient pas en Lui», a fait observer le Pape        Benoît XVI, il y a peu de temps.
    D’ailleurs, nous aurons très bientôt l’occasion de vivre et mettre cela en pratique lors de l’ordination diaconale de Paul Honoré Massamba à Enyellé, le dimanche 20 mai prochain.
    Vivons notre foi en Jésus le Seigneur dans la vérité, la joie et le respect, alors seulement nous serons des vrais témoins du salut donné par le Christ Ressuscité. 
    Durant le mois de mai, nous nous tournerons vers la Vierge Marie, Mère de Jésus et Mère de l’Eglise et notre Mère, puisque nous sommes le corps du Christ. Elle qui a accompagné les disciples dans la préparation et l’attente de l’Esprit Saint. 
    Qu’elle nous aide à faire totalement la volonté de notre Dieu!
    Bon temps pascal, en demandant la lumière de l’Esprit Saint lors de la Pentecôte.
    Que Dieu vous bénisse!

    + Mgr Jean GARDIN 
    Evêque d’Impfondo

     

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    Naissance de la « Flotte AOUGOUARD » 

    Chers amis du Congo, et plus particulièrement du jeune diocèse d’Impfondo réjouissez-vous avec nous !

          C’est avec grand joie que nous vous annonçons la naissance de la « Flotte AOUGOUARD », réalisation d’une partie du projet qui nous tient à cœur.

         Depuis la création, Il y a un peu plus d’un an, du Diocèse d’ IMPFONDO, nous avons créé un Conseil Presbytéral et un Conseil Economique. Avec eux nous avons alors réfléchi sur les voies et moyens de faire vivre ce jeune diocèse, au vu de notre situation Géographique et Humaine, où vit une population pauvre malgré la richesse climatique de cette région de Forêt.    

    L’idée est née d’essayer de lier les problèmes de l’évangélisation à ceux de désenclavement et du développement. Nous cherchions à la fois comment trouver une source d’autofinancement pour nos actions socio-pastorales : Ecoles, formation professionnelle, santé, constructions etc. pour lesquelles les aides deviennent de plus en plus difficiles.      

     C’est alors que quelqu’un connaissant bien le Fleuve a lancé la suggestion de Bateau pousseur de Barges, dans le sillage de Monseigneur AOUGOUARD, premier missionnaire de cette région qui avait été le premier à naviguer sur le CONGO et l’OUBANGUI avec un bateau à vapeur...

    Ce monsieur expérimenté puisqu’il a été capitaine dans la compagnie qui dessert la Centrafrique nous a signalé qu’il y avait alors à Brazzaville des bateaux à vendre en occasion.

    Mais il fallait chercher les moyens financiers. Nous avons alors jeté notre dévolu sur  un petit pousseur nommé MABIROU (du nom d’un village congolais) accompagné d’une Vedette annexe pour la somme de 90.000 €.

     Nos appels ont été entendus et, la Providence aidant,  nous venons de réunir cette somme grâce à la CEF (Conférence Episcopale de France), à KIRCHE IN NOT (Aide à l’Eglise en détresse), MISSIO et quelques bienfaiteurs. Notre projet est maintenant en partie réalisé. Le samedi 28 avril au port de BRAZZAVILLE, nous avons fait une petite célébration pour « baptiser » le nouveau-né : « AUGOUARD I » et le consacrer à l’œuvre d’Evangélisation et de développement du département de la LIKOUALA. (Cf. l’article de la Semaine Africaine)

     Un premier voyage BRAZZAVILLE- IMPFONDO est prévu partir du port fluvial de Brazzaville dans quelques jours (le 7 mai) avec des barges louées qui sont déjà en partie chargées.

     Mais il reste la deuxième étape celle de l’acquisition de deux barges de 250 tonnes pour monter du matériel de construction et des passagers et redescendre sur Brazzaville les produits de notre région : du bois déjà débité, des produits vivriers et agricoles : Des sacs de maïs, Manioc, Bananes plantain poisson fumé…

    Ce sera sans doute une étape plus longue, car les barges coûtent plus cher que le pousseur. Mais elle est importante, c’est elle qui nous permettra d’atteindre notre objectif d’auto-financement.  Pour cela nous commençons la recherche de sponsors et donateurs ; malgré la crise nous gardons l’espoir et la confiance.

    Si vous voulez nous aider financièrement, vous trouverez nos coordonnées bancaires en cliquant sut le lien dans la colones rubiques (cadre de gauche)

     Prions Saint Joseph, Saint Patron des travailleurs, qui fut chargé de subvenir à la vie de la SAINTE FAMILLE et sans doute aussi de la famille de Jésus aujourd’hui dans la LIKOUALA de soutenir ce projet.

    Ci-joint deux photos

     

     Monseigneur Jean GARDIN ordonné évêque de la Likouala

     

     Monseigneur Jean GARDIN ordonné évêque de la Likouala

     

    Mgr jean GARDIN

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    Ci dessous un rappel de la vie de Mg AOUGOUARD 

     

     Monseigneur Jean GARDIN ordonné évêque de la Likouala

     Monseigneur Jean GARDIN ordonné évêque de la Likouala

     Monseigneur Jean GARDIN ordonné évêque de la Likouala

     Monseigneur Jean GARDIN ordonné évêque de la Likouala

     

     

     

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    Communiqué final de la 40ème Assemblée Plénière de la C.e.c
    Mardi, 24 Avril 2012 11:04 

     Monseigneur Jean GARDIN ordonné évêque de la Likouala

     

    Commencée le lundi 16 avril 2012 au Centre interdiocésain des OEuvres (Cio), par la prière présidée par Son Excellence Monseigneur Louis Portella Mbuyu, évêque de Kinkala, président de la Conférence Episcopale du Congo, en présence de Monseigneur Jan Romeo Pawlowski, nonce apostolique au Congo et au Gabon, la 40ème Assemblée Plénière de la Conférence Episcopale du Congo s’achève ce dimanche 22 avril 2012, par la messe d’action de grâce célébrée en la basilique Sainte Anne du Congo, à 9h30, à l’intention des victimes et sinistrés de la tragédie du 4 mars 2012.

     Cette Assemblée Plénière a eu pour thème: «La question sociale au Congo: lutte contre la pauvreté». Y ont pris part: les vicaires généraux, les membres du Secrétariat Général de la Cec, les recteurs des deux grands séminaires, les experts de la Commission Episcopale pour la pastorale sociale et le développement, les délégués du bureau exécutif national du Cnalc, à côté des évêques et ordinaire, membres de la Cec:

    1. Monseigneur Louis Portella Mbuyu, évêque de Kinkala, président de la Cec,
    2. Monseigneur Anatole Milandou, archevêque de Brazzaville,
    3. Monseigneur Daniel Mizonzo, évêque de Nkayi, vice-président de la Cec,
    4. Monseigneur Yves Marie Monot, évêque de Ouesso,
    5. Monseigneur Victor Abagna Mossa, évêque d’Owando,
    6. Monseigneur Jean Gardin, évêque d’Impfondo,
    7. Révérend Père Miguel Angel Olaverri, administrateur apostolique de Pointe-Noire.
     

     La conférence inaugurale sur le thème «La pauvreté dans la bible», donnée par Monsieur l’abbé Antonio Mabiala, recteur du grand séminaire de philosophie Georges Firmin Singha, a été suivie de celle de Monsieur l’abbé Benjamin Samanou sur «La question sociale à la lumière de la doctrine sociale de l’Eglise».

     

     Il y a eu ensuite une série d’autres conférences. Ces exposés ponctués par des échanges, partages et débats, ont permis aux membres de la Cec d’approfondir les thèmes fondamentaux concernant la lutte contre la pauvreté, sur la base de la Parole de Dieu, des textes du magistère

    et des enquêtes sociologiques.
     

    La tragédie du 4 mars dernier à Brazzaville, véritable désastre humain et socio-économique a confirmé l’urgence d’une réflexion approfondie sur la pauvreté.
    Tout en engageant le peuple de Dieu qui est au Congo dans la lutte contre la pauvreté au nom de la foi en Jésus Christ, la Cec consacrera sa prochaine Assemblée Plénière sur le thème de la foi, dans le cadre de «l’Année de la foi» proclamée par Sa Sainteté le Pape Benoît XVI.
    Au début de la plénière, les évêques et ordinaire du Congo ont adressé un message au Saint Père, le Pape Benoît XVI, pour implorer sa bénédiction apostolique sur tous les participants.
     

    En marge des travaux, les évêques et ordinaire ont eu l’insigne honneur d’être reçus par Son Excellence Monsieur Denis Sassou Nguesso, président de la République, chef de l’Etat.
     

    Dans la matinée du mardi 17 avril, ils ont été invités à la Nonciature Apostolique, pour leur traditionnelle séance de travail avec le nonce.
     

    Dans l’après-midi du jeudi 19 avril, ils ont visité le site qui abritera une partie de nos frères et soeurs sinistrés, à la Cité des 17. 

     Au cours des travaux, nous est parvenue la triste nouvelle des décès de Monsieur l’abbé Dominique Kimbembo, du clergé de Kinkala, premier secrétaire général de la Cec, et des révérends pères Albert Klomb, missionnaire spiritain ayant oeuvré dans le diocèse de
    Pointe-Noire, et Xavier de Parscau, missionnaire salésien, dans les diocèses de Pointe-Noire et Brazzaville.
     

    Pour les Actes de la Conférence Episcopale du Congo.
     

    Le Secrétariat Général

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    Message des évêques du Congo :

    «La question sociale au Congo: lutte contre la pauvreté»

     Mardi, 24 Avril 2012 10:57

     

    Chers Filles et Fils du Congo! Vous tous, hommes et femmes de bonne volonté!

    1. Au terme de la quarantième (40ème) Assemblée Plénière de notre Conférence Episcopale qui vient de se tenir à Brazzaville, du lundi 16 au dimanche 22 avril 2012, sur le thème: «La question sociale: lutte contre la pauvreté», Nous, vos Evêques et Pasteurs, nous réjouissons de vous adresser ce Message de Paix et d’Espérance dans le Christ-Ressuscité.
    Le choix du thème
    2. Nous appuyant sur la vocation même de l’Eglise, nous avions affirmé clairement dans notre Message de 2007 que l’Eglise s’intéresse à la question sociale et à la lutte contre la pauvreté, parce que «Les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des hommes de ce temps, des pauvres surtout et de tous ceux qui souffrent, sont aussi les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des disciples du Christ, et il n’est rien de vraiment humain qui ne trouve écho dans leur cœur» (Concile Vatican II, Gaudium et spes, n° 1).
    3. Sensible aux questions de lutte contre la pauvreté dans notre pays et désireuse d’apporter sa contribution à ce combat, la Conférence Episcopale, au terme de sa plénière de l’année 2011 avait décidé d’approfondir sa réflexion sur les situations de pauvreté au sein de notre société.

    Repartir de la Parole de Dieu et de la tradition de l’Eglise
    4. Dans l’Ancien Testament, la pauvreté est considérée comme l’expression d’une injustice sociale, c’est-à-dire les riches qui écrasent les pauvres. Le Dieu d’Israël qui a déjà pris position pour les pauvres avec la libération du peuple hébreu donne comme consigne à son peuple: «Qu’il n’y ait donc pas de pauvre chez toi» (Dt 15,4) et, d’autre part, il fait entendre sa voix par les prophètes. Le prophète Amos est souvent pris en exemple dans cette lutte contre les injustices sociales: «Ecoutez cette parole que je profère contre vous (...). Eh bien, puisque vous piétinez le faible et vous prélevez sur lui un tribut de froment, ces maisons en pierre de taille que vous avez bâties, vous n’y habiterez pas (...) car je sais combien sont nombreux vos crimes» (Amos 5,1.11).
    5. Si dans l’Ancien Testament le discours prophétique interpelle les riches parce qu’ils exploitent les pauvres, l’interpellation du Nouveau Testament sur ce point, concerne l’indifférence et le manque de charité vis-à-vis du pauvre auquel s’identifie le Christ: «En vérité, je vous le dis, dans la mesure où vous ne l’avez pas fait à l’un de ces plus petits, à moi non plus vous ne l’avez pas fait» (Mt 25,45).
    6. A ce propos, dans son Message de Carême 2012, le Pape Benoît XVI nous invite à nous intéresser à l’autre et à «ouvrir les yeux sur ses nécessités, sans faire passer avant tout nos intérêts et nos préoccupations personnels, et en évitant de nous laisser étouffer par la richesse matérielle et la satiété (...). L’Ecriture Sainte met en garde contre le danger d’avoir le cœur endurci par une sorte d’anesthésie spirituelle qui rend aveugle aux souffrances des autres».
    L’Eglise, de par l’Ecriture et la tradition, est tenue de faire le «choix préférentiel pour les pauvres».
    Les stratégies de réduction de la pauvreté
    7. Etre pauvre signifie certes manquer de revenus suffisants pour satisfaire ses besoins de base, mais pas uniquement. La pauvreté est définie également comme la privation des droits fondamentaux à la santé, à l’éducation, au développement et à la protection sociale. Un représentant de l’Unicef au Congo déclarait récemment: «les planificateurs nationaux accordaient la priorité aux questions économiques au détriment des questions sociales. L’intégration récente de la protection sociale dans le Document Stratégique de Réduction de la Pauvreté (DSRP) représente donc une opportunité majeure pour attirer l’attention sur les catégories les plus vulnérables et lutter contre les inégalités sociales».
    8. Nous encourageons les efforts des pouvoirs publics dans la stratégie pour la croissance, l’emploi et la réduction de la pauvreté, en prenant en compte non seulement les questions économiques, mais aussi la protection et la sécurité sociales. Il y a un double objectif à atteindre: fournir des conditions de vie adéquates aux populations et combattre les attitudes contraires à la solidarité. Il en est de même du secteur agro-pastoral qui concerne une bonne partie de la population.
    9. Il est un autre élément important dans ce combat contre la pauvreté: l’éradication de la misère requiert non seulement l’assistance, dont on ne peut que souhaiter le renforcement, mais aussi la prise de conscience de l’importance de la lutte contre la corruption et la promotion de la bonne gouvernance. Les pouvoirs publics devraient par exemple mieux appuyer l’Observatoire anti-corruption dont la vocation est de lutter contre les antivaleurs en vue du bien-être social.
    10. Hommes politiques, hommes d’Eglise et société civile, chacun selon ses compétences, la lutte contre la pauvreté doit s’inscrire dans le changement de nos mentalités, de nos modes de vie. Dans le contexte qui est le nôtre, les antivaleurs qui ont pour noms: injustice, fraude, népotisme, complaisance, mauvaise gestion du bien commun, corruption, concussion, impunité... déjà dénoncées au plus haut niveau de l’Etat, sont autant de facteurs qui aggravent la pauvreté. Ainsi:
    - comment comprendre que certains projets publics dûment financés par l’Etat ne soient jamais réalisés?
    - comment comprendre que des fonctionnaires de l’Etat fassent payer les services officiellement déclarés gratuits?
    - comment comprendre que les travaux dirigés (TD), en semaine comme le dimanche, désormais payés par les parents, deviennent plus importants que les cours eux-mêmes?
    - comment comprendre qu’un retraité, pour toucher sa pension doive céder une partie de son dû?
    11. Face à ces nombreuses pratiques, pour le moins déplorables, nous sommes tous invités, frères et sœurs en Christ, à un sursaut moral qui passe par une conversion authentique, comme nous le dit le Pape dans l’Exhortation du second synode sur l’Afrique: «Le Christ appelle constamment à la métanoia, à la conversion. Les chrétiens sont marqués par l’esprit et les habitudes de leur époque et de leur milieu. Mais par la grâce de leur baptême, ils sont invités à renoncer aux tendances nocives dominantes et à aller à contre-courant» (Africae Munus, n° 32).
    12. Le tableau de la pauvreté peut être étendu indéfiniment, nombre de personnes étant exposées au désespoir, au piège de la drogue, à la solitude du grand âge ou de la maladie, à la discrimination sociale, aux accusations de sorcellerie... Là aussi, Etat comme société civile, nous avons tous un grand rôle à jouer.

    Peuple de Dieu, hommes et femmes de bonne volonté
    13. Le message social de l’évangile n’est pas une théorie, mais avant tout un fondement et une motivation pour l’action. Plus que par sa cohérence et sa logique internes, il ne peut être vraiment crédible que par le témoignage des œuvres. C’est de cette conviction que découle l’option préférentielle de l’Eglise pour les pauvres, qui ne veut être ni exclusive ni discriminatoire à l’égard des autres.
    14. Face au drame du 4 mars 2012, l’Eglise catholique au Congo s’unit au message du Saint-Père, le Pape Benoît XVI et exprime sa compassion à tous ceux qui, de près ou de loin, sont touchés par cette tragédie. Puissent les responsables de notre pays intensifier leur action, pour soulager les souffrances de toutes les victimes de cette catastrophe et pour que la justice et la vérité s’établissent dans la paix.
    15. Bien-aimés de Dieu, accueillir le pauvre, c’est accueillir Dieu Lui-même. Dans le message de carême 2012, on peut lire: «Le fruit de notre accueil du Christ est une vie selon les trois vertus théologales: nous approcher du Seigneur avec un cœur sincère et dans la plénitude de la foi, garder indéfectible l’espérance et exercer avec nos frères la charité». C’est ce à quoi nous serons invités pendant l’Année de la Foi (octobre 2012-novembre 2013) proclamée par le Pape Benoît XVI à travers le Motu Proprio (Lettre Apostolique): «Porta Fidei».
    16. Que cette Année de la Foi, à venir, nous fasse comprendre que «de nos jours aussi, la foi est un don à redécouvrir, à cultiver et dont il faut témoigner, afin que le Seigneur accorde à chacun de nous de vivre la beauté et la joie d’être chrétiens» (cf. Note avec indications pastorales pour l’Année de la Foi, §2).

    Prière
    - Fais, Seigneur que nous entendions toujours ta Parole: «N’ayez pas peur! J’ai vaincu le monde. Je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde».
    - Seigneur, augmente notre foi, fortifie notre espérance et déploie notre force d’aimer, pour que nous soyons des artisans infatigables de la justice, de la solidarité et de la paix et que l’intercession de la bienheureuse Vierge Marie, notre Mère du ciel, nous soutienne dans cette lourde mission... Amen!

    Fait à Brazzaville, le 22 avril 2012

    + Mgr. Louis PORTELLA MBUYU 
    Evêque de Kinkala          
    Président de la C.e.c                
    + Mgr. Anatole MILANDOU
    Archevêque de Brazzaville
    + Mgr. Daniel MIZONZO 
    Evêque de Nkayi                                          
    + Mgr. Yves Marie MONOT
    Evêque de Ouesso
    + Mgr. Jean GARDIN 
    Evêque d’Impfondo                    
    + Mgr Victor ABAGNA MOSSA
    Evêque d’Owando
    Révérend Père Miguel Angel OLAVERRI
    Administrateur Apostolique
    de Pointe-Noire

     

    **************************************** 

    DIOCESE   D’IMPFONDO

     B.P. : 30  IMPFONDO (République du CONGO)

     Courriel, Mail : mgrjeangardin@yahoo.fr  -  Tél. + 242 526 09 21

      

    LETTRE PASTORALE  PÂQUES 2012

     

     Message à tous les Chrétiens et hommes de bonne volonté du département de la LIKOUALA, Diocèse d’IMPFONDO.

     10 avril 2011-10 avril 2012 : Un an déjà.

     

    Le diocèse d’IMPFONDO s’organise peu à peu.

     

    Un Conseil presbytéral a été constitué et s’est réuni à la fin de la retraite des prêtres début mars.

     

    Un conseil Economique, se soucie de la vie matérielle du diocèse : Comment gagner de l’argent pour faire vivre les paroisses et soutenir les projets ? Sans devoir mendier et tendre la main à tout moment, car les membres de nos Communautés Chrétiennes ne sont pas encore en mesure de faire vivre le diocèse : d’aider ses prêtres, ses séminaristes, ses  laïcs engagés, ses jeunes… et ses mouvements. Mais Déjà des paroisses et des communautés de village s’organisent pour se prendre en charge.

     

    Nous sommes pauvres. Nous le constatons souvent, ce sont les plus pauvres qui, à leur façon, savent partager en apportant des oboles et offrandes en nature dans les paroisses. (Grâce à eux nous avons un petit élevage de poules et canards à l’évêché)

     

    Frères et sœurs nous venons de célébrer la Pâques de Jésus :

     

    -         Pâques c’est le fondement de notre Foi, car « si le Christ n’est pas ressuscité notre foi est vaine » (1 Cor 15/14)

     

    -         Pâques est aussi une grande fête dans la durée : nous fêtons Pâques dans la liturgie durant sept semaines, jusqu’à la PENTECÔTE.

     

    S’il est vivant-ressuscité ; alors « que devons-nous faire ? demandaient les premiers chrétiens à Pierre (Actes 2/ 37-39) « Convertissez-vous », cette réponse est dans le prolongement de ce que nous avons voulu faire durant le carême

     

    Oui nous venons de célébrer partout la fête de Pâques, dans la joie de belles cérémonies, dans des chapelles ou les églises débordantes de monde.

     

    « Prenons avec courage les chemins de la prière. Redécouvrons l’importance de notre relation à Dieu et faisons attention les uns aux autres pour nous stimuler dans la charité et les œuvres bonnes » (He10/24) nous dit Benoit XVI

     

             Après le temps du carême qui nous a permis de prendre conscience de nos faiblesses et de nos péchés, le temps de Pâques et un temps de Renouveau dans nos vies (pas seulement pour les groupes du Renouveau, mais pour tous les Chrétiens).

     

    Christ est mort et ressuscité pour tous : Juifs ou païens, riches ou pauvres, dans les actes des apôtres, la première Communauté chrétienne mettait tout en commun. « Ils étaient assidus à l’enseignement des apôtres, à la communion fraternelle et à la fraction du pain, (Actes : 2/42-43) » : l’Eucharistie. Suivons cette pratique !

      

    Nous  l’avions demandé lors de notre Session Pastorale d’octobre, chacune et chacun d’entre nous, en tant que Chrétiens laïcs, nous avons à prendre notre place de chrétiens dans notre société, dans la construction d’une paix véritable chez nous.

     

    Rappelons-nous toujours cette salutation de Jésus ressuscité « La Paix soit avec vous ». Pour cela nous devons respecter chaque personne selon le regard du Christ. Tous appelés à devenir ses frères. Tous appelés à construire un monde plus juste où chaque femme, chaque homme, chaque enfant est regardé comme Dieu le regarde, comme membre de la société humaine et pour nous chrétiens comme membre d’un même corps, le Corps du Christ.

     

    Il convient de nous aimer les uns les autres «comme le Christ nous aime », comme nous souhaitons être aimé et respecté.

     

    Paul disait « Qu’il n’y ait plus chez vous des juifs et des païens ». Il nous dit aujourd’hui à nous chrétiens de la Likouala : « Qu’il n’y ait plus chez vous de gens du sud et des gens du nord, des « autochtones et des pas-autochtones » (nous sommes tous des autochtones du CONGO). Qu’il n’y ait plus chez nous des Bomitabas, des Bondjos, des baakas, des Enyelles, des Bonjombos, des Baakas etc. mais des frères et sœurs en Christ appelés chacun à sa place, selon sa formation et son histoire, à connaître le Salut en Jésus. Tous sont appelés à être les membres différents d’un seul Corps, en mettant en commun ses qualités, ses ressources et les richesses de sa culture. A ce sujet, qu’il me soit permis de féliciter la Communauté de Saint Charles LWANGA de MOKABI avec sa Chorale intégrant à la fois des Centrafricains et de Congolais, des bonzombos, enyelles, baakas, laris, bomitabas …. c’est un bel exemple d’enrichissement mutuel !

     

    « Ce patrimoine éthique est ce qui peut rapprocher toutes les cultures, les peuples et les religions, les autorités et les citoyens, et les citoyens entre eux, les croyants dans le Christ et ceux qui ne croient pas en lui », a fait observer le pape Benoît XVI il y a peu de temps.

     

    D’ailleurs nous aurons très bientôt l’occasion de vivre et mettre cela en pratique lors de l’ordination diaconale de Paul Honoré MASSAMBA à ENYELLE, le dimanche 20 mai.

     

    Vivons notre Foi en Jésus le Seigneur dans la Vérité, la Joie et le Respect, alors seulement nous serons des vrais témoins du Salut donné par le Christ Ressuscité.

     

    Durant le mois de mai nous nous tournerons vers la Vierge Marie, mère de Jésus et mère de l’Eglise et notre mère puisque nous sommes le corps du Christ. Elle qui a accompagné les disciples dans la préparation et l’attente de l’Esprit Saint.

     

    Qu’elle nous aide à faire totalement la volonté de notre Dieu !  

     

    Bon TEMPS PASCAL, en demandant la lumière de l’Esprit Saint lors de la Pentecôte.

     

    Que Dieu vous Bénisse

     Mgr Jean GARDIN +

     

     

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       Nouvelles du Lundi 16 janvier 12

     

    En début d’année les vœux de Monseigneur et du diocèse se sont fait état de bonnes perspectives et de notre espoir d’arriver à un autofinancement des activités du diocèse par la recherche de financement pour l’achat d’un bateau pousseur de barges, nous espérons toujours des promesses qui tardent à venir.

    En ce début d’année j’ai visité les communautés Chrétiennes vivantes de la paroisse de Saint LOUIS de LIRANGA : MABANGUE, YELE-YELE, NDJOUNDOU, LONGO (jute à l’équateur), MOTONGA, NGONDOLA, NDJOUMBELE hélas à cause du prix élevé de l’essence le prêtre ne les visite que deux à trois fois par an. La joie fut grandes partout de recevoir Monseigneur et la générosité en nature a transformé notre hors-bord en arche de NOE : poulets, canards, moutons et cabri, crocodile et varan… sans compter les régimes de banane, canne à sucre et autres produits des plantations…

     

    La semaine suivante à peu-près la même ambiance vers BETOU, à BOYELE et MALEBO, nous étions avec l’abbé DILE Ordonné le 16 octobre et qui venait pour célébrer une première messe dans les lieux où il a vécu ses stages. En même temps Jean Baptiste et Elisabeth le couple diacre permanent du diocèse de Rennes venus vivre une riche expérience missionnaire avec nous dans le diocèse durant quatre mois et demi reprenaient le chemin du retour en passant par BANGUI. Ils ont marqué particulièrement leur passage chez nous auprès des jeunes, élèves, et la pastorale de la famille.

     

    Mais voilà que ce samedi dans la nuit nous avons reçu un appel téléphonique de LIRANGA annonçant la terrible nouvelle de l’incendie vers 22h de la maison des sœurs : les filles de la Charité de saint Vincent de Paul, le village été endormi et il n’y a pas de pompiers. Le feu a pris dans la cuisine à partir du congélateur à Pétrole et de la bouteille de gaz et s’est immédiatement propagé par le plafond de contreplaqué. La fumée a heureusement réveillé les religieuses qui n’ont rien pu sauver. Les vêtements, la vaisselle, la petite réserve… La construction, dans cette paroisse à 300km d’IMPFONDO, tout est à refaire…mais déjà il y a quelque geste de solidarité des plus proche…

     

    A la prochaine

     

    Mgr Jean GARDIN

     

    N.B Nous aurons peut-être des photos plus tard.

      

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    L’épidémie de choléra a encore fait neuf victimes dans la Likouala                        

    Mercredi, 22 Février 2012 11:55

    L’épidémie de choléra a fait sa réapparition dans la partie septentrionale du pays, notamment dans le département de la Likouala où elle continue de faire des victimes.  Au moment où nous mettons sous presse, on dénombre, depuis janvier de cette année, neuf décès. Au total, il y a 337 cas de contamination. Cette situation dramatique fait grandir l’inquiétude chez les habitants. Les zones les plus touchées sont Liranga où l’on a enregistré cinq décès, en plus de cinq à sept cas de contamination par jour, et Bétou, où quatre personnes ont perdu la vie, comme à Liranga où l’on signale cinq à sept cas de contamination.  Les autorités sanitaires se plaignent de la pénurie de médicaments et du matériel d’hygiène, de même que le manque de moyens de communication, pour sensibiliser la population. La réapparition du choléra dans ce département prouve qu’il y a encore des failles dans le système de lutte contre cette épidémie, surtout en milieu rural. Le directeur départemental de la santé, dans la Likouala, Jean Martin Mabiala, appelle le gouvernement à voler au secours des populations menacées, en apportant médicaments et vivres!

     

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    Journée mondiale de prière pour la vie consacrée : A Brazzaville, les religieux et religieuses ont lancé de bonnes initiatives

     

    Mercredi, 22 Février 2012 12:58

      Monseigneur Jean GARDIN ordonné évêque de la LikoualaMgr Jean Gardin.

     

    Dimanche 5 février 2012, journée mondiale de prière pour la vie consacrée. Nous l’avons fêtée à la paroisse Saint Charles Lwanga de Makélékélé. Ce sont les pères salésiens qui nous ont reçus. L’eucharistie était célébrée sous le thème: réconciliation, justice et paix, tiré du document «Africae Munus»: «l’engagement de l’Afrique». Les textes bibliques tirés de la chandeleur. Une présence massive de religieuses et religieux à cette célébration. L’église Saint Charles Lwanga était devenue la «cathédrale de la vie consacrée», pour la circonstance. A la procession d’entrée, les consacrés avancent les cierges allumés pour fêter Jésus lumière du monde. Au kyrié, chaque congrégation apporte un symbole de réconciliation. 
    Que de bonnes et belles initiatives! La messe concélébrée par 18 prêtres dont deux évêques: Mgr Jean Gardin et Mgr Yves Marie Monot (deux religieux spiritains). Mgr Jean Gardin, responsable de la vie consacrée pour le Congo présidait la cérémonie. Dans son homélie, le prédicateur nous a dit: «Le Christ parole faite chair se soumet à la loi de Moïse. Jésus est notre modèle et notre chemin. Religieux, nous offrons à Jésus tout ce que nous avons. Consacrons notre vie à donner une réponse aux appels de notre temps. Consacrés, nous voulons faire de la suite du Christ notre «métier», notre profession au milieu d’un monde assoiffé d’argent, de sexe, d’alcool, de drogue, etc… Ces valeurs nous sont présentées comme des valeurs supérieures… Mais non! Notre vie et nos valeurs sont pour le monde des contre-valeurs. Nous sommes des contre-valeurs, nous sommes de prophètes (souvent non accueillis). Notre choix est déjà un témoignage. Pauvreté, obéissance, chasteté sont les vraies valeurs de l’évangile, à porter avec Jésus (ne le subissons pas!). Nos communautés doivent être des modèles de réconciliation, de justice et de paix, de pluralisme ou le vécu ensemble de plusieurs races et ethnies est possible. En Jésus nous vivons la paix, la joie, l’unité comme membres d’un seul corps. L’eucharistie, l’office divin, l’oraison, etc., sont notre force. Vos «termes» différents montrent les différents charismes de vos instituts, la richesse de l’Eglise dans la diversité. Les charismes sont des lampes allumées qui brillent au cœur du monde. Attentifs aux malades, exclus, pauvres, les enfants, les analphabètes, les laissés-pour-compte, les prisonniers… Ce sont nos champs d’action. Et nous les faisons en communauté, en congrégation. Tous ces gestes qui manifestent l’amour de Dieu, comme dit Saint Paul: «Je le fais à cause de l’évangile, afin d’avoir ma part…». Dans l’office divin, les psaumes nous manifestent toutes les situations de détresse des personnes… apprenons de plus en plus à les regarder avec miséricorde pour que le salut de Dieu se manifeste. On réalise des actions «signes» en vue du bien commun, en vue de notre conversion pour l’Esprit-Saint. L’origine de la vie consacrée se tourne en Afrique et Dieu nous invite à être sel et lumière, levain dans la pâte. Nous faisons tout cela dans notre Eglise locale qui veut témoigner de l’amour et du salut de Dieu. C’est en communauté que nous faisons l’inculturation de notre foi. Lisons nos réactions spontanées à la lumière de la foi. Orientons nos épreuves selon le plan de Dieu et le salut du monde, dans la foi. Il ne s’agit pas d’être parfaits mais de marcher vers la sainteté. Soyons des instruments de Dieu pour notre monde d’aujourd’hui», a enseigné Mgr Jean Gardin. 
    L’eucharistie a été agrémentée par la chorale Saint Charles Lwanga. Une collation a réuni les sœurs, les frères, suivie d’une séance récréative qui fut bien appréciée. Gloire soit rendue au Seigneur qui nous a fait le don de la «communion» et la «fraternité» en ce beau jour de la vie consacrée!

    Sr Anna PEREZ COSIO   

     

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    Appel à l’aide après l’inondation à Epéna (Diocèse d’Impfondo) : La Caritas diocésaine d’Impfondo vole au secours des sinistrés    
    Vendredi, 30 Décembre 2011 10:12

     

     

    Le secrétaire g. du district d’Epéna

    après réception du don.

     

     

    Tenant compte de l’appel à l’aide lancé à la suite de l’inondation des villages d’Epéna, la Caritas diocésaine d’Impfondo a volé au secours des sinistrés. 

    C’est ainsi qu’un don d’assistance humanitaire a été fait aux plus vulnérables des sinistrés, sous l’impulsion de Mgr Jean Gardin, évêque d’Impfondo.

    Ce don, receptionné par le secrétaire général du district d’Epéna,  est composé de 3 ballots de friperie, 100 savons Marseille, 100 petits sceaux, pour les malades hospitalisés au centre d’Epéna.

    La localité d’Epéna, en proie à des difficultés de tous genres, a besoin de l’assistance de toutes les filles et fils, tant du Congo que de la diaspora.

     

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     Mgr Jean Gardin a célébré sa première messe de Noël en tant qu’évêque    
    Vendredi, 30 Décembre 2011 10:19

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Mgr Jean Gardin présidant sa première messe de la Nativité.

     

    La chrétienté de la cathédrale Saint-Paul d’Impfondo a célébré la première nativité du Christ, depuis que l’ancienne préfecture apostolique de la Likouala a été érigée, en février 2011, en diocèse d’Impfondo, par le Pape Benoît XVI.

    C’est le 10 avril 2011 que Mgr Jean Gardin, alors préfet apostolique de la Likouala, a été intronisé premier évêque du tout nouveau diocèse d’Impfondo, après son ordination épiscopale à Brazzaville.

     Durant le temps de l’Avent, la chrétienté  s’est préparée à la fête de la Nativité, par des causeries animées, chaque jeudi, par le couple du diacre permanent Jean Baptiste, par des neuvaines des mouvements d’apostolat, la célébration pénitentielle, la projection du film de la naissance de Jésus, la formation des parents, marraines et parrains au baptême des petits enfants et par tant d’autres événements. 

    Le mariage religieux du préfet du département de la Likouala, célébré le 17 décembre 2011, a été un vrai moment de joie dans l’attente de la venue du Christ, source de tout sacrement.

    Les messes de la nativité du Seigneur et du jour ont été célébrées, au podium Déo Gratias, par Mgr Jean Gardin et concélébrées par le curé de la cathédrale et vicaire général, père Antonio Mathias, l’abbé Eric Ngoungou, vicaire coopérant et le diacre permanant Jean-Baptiste, venu de France, il y a quatre mois. 
     

    La messe de nuit a été chantée par la chorale Sacré-Cœur et celle du jour par la chorale Angélus.

    Dans son homélie à la messe de la Nativité, l’abbé Eric a insisté sur la nécessité que «chacun accueille Jésus dans ses conditions et qu’il améliore son comportement». 
     

    A la messe du jour, le père Antonio a rappelé que «La préoccupation de chacun est la recherche de Dieu, source du vrai bonheur».

    Au cours de la messe du jour 28 enfants ont reçu le sacrement de baptême. 

    Mathurin D. YANGOU 

     

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     Monseigneur Jean GARDIN ordonné évêque de la Likouala

     

    Depuis Mars 2011,

    la Préfecture Apostolique a été promue

    au rang d'Évéché

     

     

    L'ordination épiscopale de Monseigneur Jean Gardin

     

    Samedi 26 mars, au stade Félix Éboué à Brazzaville au Congo, Monseigneur Jean Gardin, originaire de la Manche, a été ordonné évêque d'Impfondo. Monseigneur Stanislas Lalanne, évêque de Coutances et Avranches, était co-consécrateur. Ils racontent chacun ce bel événement.

     

    Entretien avec Monseigneur Jean Gardin

    Comment avez-vous vécu la célébration de l'ordination ?

    Avec beaucoup de joie et de satisfaction. Plusieurs milliers de personnes étaient présentes dans le stade Félix Éboué, non loin de la basilique Sainte Anne. Ce qui m'a touché le cœur, c'est la participation du président de la république et de son épouse. Celle-ci m'a offert un cadeau : tout le matériel pour célébrer l'eucharistie.

    Pour moi, cette ordination est l'aboutissement de tout ce que j'ai commencé à faire depuis de nombreuses années. Ainsi, j'ai vécu la célébration à la fois comme le prolongement de mon travail, mais aussi comme cette grâce du sacrement qui me suit désormais.

    « Je suis venu pour servir », c'est la devise que j'ai choisie, en pensant au Christ : l'évêque n'est pas un prince de l'Église, il est là pour servir.

     

    Pourquoi avez-vous choisi Monseigneur Lalanne comme co-consécrateur ?

    Pour deux raisons : c'est l'évêque de mon diocèse d'origine, et jusqu'à la fin de notre vie,  nous sommes rattachés au diocèse dont nous sommes originaires. Et parce qu'il était déjà venu nous visiter au Congo, il y a environ cinq ans, avec la présidence de la Conférence des évêques de France. Il représente donc pour moi ce lien avec l'Église de France. Je le remercie d'être venu, et pour l'offrande qu'il m'a remise au nom du diocèse de Coutances et Avranches.

     Quels sont vos projets pour votre nouveau diocèse ? Vos priorités ?

    Mes projets ne changent pas avec l'ordination ! Mes priorités demeurent l'enseignement pour les « exclus », c'est-à-dire les personnes qui sont nommées « les autochtones de la forêt », et l'enseignement catholique, avec des écoles primaires, des collèges et un lycée. La formation des séminaristes est aussi très active : nous avons huit grands séminaristes. Lors de mon installation le 10 avril, je vais ordonner deux diacres en vue du sacerdoce. Une grande et longue célébration en perspective !

     Votre message aux habitants de la Manche ?

    Mon message aux chrétiens de la Manche : qu'ils n'aient pas peur de se montrer chrétiens dans la vie de tous les jours, de se montrer vivants. En Afrique, il y a de très nombreux jeunes, qui sont actifs dans tous les domaines de la vie des communautés chrétiennes : la liturgie, les chants, le service de la Caritas. Que chacun dans la Manche n'hésite pas à manifester sa joie d'être chrétien.

     

    Entretien avec Monseigneur Stanislas Lalanne

    Comment s'est déroulée la célébration ? Y-a-t-il des particularités en Afrique ? Dans la liturgie ? Le fait qu'il s'agisse d'un nouveau diocèse confère-t’il des spécificités à cette liturgie ?

     

    Le rituel est le même, lorsqu'il s'agit de la création d’un diocèse. En tant que co-consécrateur, il m'a été donné de lire la bulle du pape instituant ce nouveau diocèse, puis la célébration s'est ensuite déroulée comme à l'accoutumée, sauf sa durée : à l'africaine, durant 4 heures et demie ! Accompagnée d'une abondance de chants en français et en langues vernaculaires, tous plus festifs les uns que les autres ! Une vingtaine d'évêques étaient présents, de différents pays d'Afrique, ainsi que le nonce apostolique. J'étais le seul évêque français.

     

    Ce qui m'a touché aussi, ce sont les communautés religieuses, très présentes. Ce fut aussi un événement national : le président et son épouse étaient là.

     

     

     

    Vous venez de passer plusieurs jours en Afrique où vous êtes allé à la rencontre des communautés religieuses de la Manche. Lesquelles ? Comment-vont-elles ?

     

    C'est surtout le jeudi que j'ai eu l'occasion de visiter les noviciat des sœurs de Sainte Marie-Madeleine Postel, et une communauté vivant dans un quartier extrêmement pauvre, avec des conditions de vie très rudes, comme l'électricité un jour sur deux par exemple. Dans ce contexte, elles travaillent à la formation et la promotion des femmes.

     

     Avez-vous rencontré des communautés chrétiennes d'Afrique ? Lesquelles ?

     

    Mon séjour a été très rapide : j'ai surtout perçu ces communautés lors de la consécration de la basilique Sainte Anne de Brazzaville, qui a de forts liens avec Sainte Anne d'Auray. Avec une cérémonie civile et une cérémonie religieuse, nous avons vécu là encore, un très fort signe pour l'avenir du Congo.

     

     Un évêque français en Afrique : est-ce un symbole de l'Église universelle ? Et un nouveau diocèse pour l'Afrique : est-ce un signe d'espoir pour l'Afrique ? Pour toute l'Église ?

     

    Monseigneur Gardin et la communauté de spiritains sont au Congo depuis longtemps. La plupart des prêtres et évêques sont autochtones. Ma présence signifiait les liens historiques entre nos deux diocèses. C'était aussi pour moi, une façon de dire mon soutien fraternel, nos liens de prière. Les évêques et prêtres africains suivent de très près ce qui se passe en France. Je me suis senti comme « en famille » durant ces trois jours. L'Église en Afrique me semble exemplaire : Elle a une réelle importance dans la vie sociale, éducative...notamment par le travail des communautés religieuses. Vivre ces fortes journées, cela é été, de fait, pour moi vivre l'Église universelle, comme une « famille universelle ».

     

     

     

    Propos recueillis par Anne Jacquemot       28 mars 2011

     

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    Diocèse d’Impfondo : Mgr Gardin a confirmé les catéchumènes d’Epéna et d’autres paroisses

     

    Juin 2011 (extrait de la Semaine Africaine)

     

     

     Monseigneur Jean GARDIN ordonné évêque de la Likouala

     

     

    La chrétienté de la paroisse Sainte Brigitte d'Epéna dans le diocèse d'Impfondo, paroisse tenue

     

    par les pères de la congrégation du Saint Esprit (spiritains), a eu la joie d'accueillir son premier évêque diocésain, Mgr Jean Gardin. Qui y a confirmé 61 catéchumènes venus de toutes les communautés des villages et d'Epéna centre.

     

    C'était au cours d'une messe concélébrée par le père Hervé Clèze Moutaleno (spiritain), curé de la paroisse et de l'abbé Arthur Mbumba, chancelier du diocèse.

     

    La cérémonie était rechaussée de la présence du sous-préfet M. Daniel Ngatse et du secrétaire général du district d'Epéna, M. Jean-Pierre Ngampio-Mbarou, et aussi de la secrétaire de la mairie d'Epéna, Mme Arlette Lucie Ondjombo. La communauté chrétienne d'Epéna a jubilé de voir son évêque, le tout premier du nouveau diocèse d'Impfondo.

     

    Arrivé à Epéna samedi 28 mai 2011 dans l'après-midi, Mgr Jean Gardin a eu droit à un accueil chaleureux, de la part de la communauté chrétienne d'Epéna. Tous les chrétiens venus en masse attendaient leur pasteur à la place du marché d'Epéna, située à 500 mètres de la paroisse.

     

    Ils ont marché jusqu'à l'église, chantant et dansant. Dimanche 29 mai au matin, dans une église archicomble, Mgr Jean Gardin a confirmé 61 catéchumènes de la paroisse venus de Dzeké, Boha, Mohunda, Itanga, Matoko, Kanio, Ibolo, Koundoumou et Epéna centre.

     

    Dans son homélie, Mgr Jean Gardin, a tout d'abord expliqué aux chrétiens le message de la 39ème Assemblée plénière de la Conférence épiscopale du Congo.

     

    Ensuite, il les a exhortés à lutter contre la corruption. «Les laïcs c'est vous, les fidèles. Vous avez votre part de responsabilité dans la transformation de notre société. Ne cédez pas à la tentation de la fraude, soyez honnêtes! Acheter les diplômes c'est de la corruption. Dénoncez ceux qui la pratiquent. D'ailleurs, le président de la République, Denis Sassou Nguesso nous l'a rappelé dans son discours du nouvel an dernier».

     

    S'adressant aux autorités civiles présentes à la célébration, Mgr Gardin, a toutefois rappelé que nous avons tous la charge de développer notre département en général, et notre district d'Epéna, en particulier. Ainsi, malgré les discours sur la municipalisation accélérée et sur le développement, la Likouala reste le département le plus enclavé du pays.

     

    Nous sommes encore loin derrière les autres départements, a-t-il déclaré. Le changement viendra de chacun de vous, fidèles laïcs. Et quand on est confirmé, on est mur dans la foi. La peur s'en va.

     

    «Donc, témoignez de votre foi! Vous devez toujours être prêts à vous expliquer devant tous ceux qui vous demandent de rende compte de l'espérance qui est en vous (1 P 3,15-18)», a poursuivi Mgr Gardin. L'ambiance était au rendez- vous.

     

    Après Epéna, Mgr Jean Gardin a poursuivi cette série des confirmations à Impfondo, dimanche 5 juin, à Enyelé, dimanche 12 juin, à Liranga, dimanche 19 juin, et dimanche 26 juin, il a présidé la messe de clôture du centenaire de Betou.

     

    Rappelons qu'Epéna est la paroisse où Mgr Gardin a débuté sa mission dans la Likouala. C'est sans doute pour cette raison qu'il y a conféré les premières confirmations cette année, en qualité d'évêque d'Impfondo.

     

    Père Hervé Clèze MOUTALENO, Cssp

     

    Curé de la paroisse d'Epéna

     

     

     

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     Présentation par Monseigneur Jean Gardin

    PREFECTURE APOSTOLIQUE de la LIKOUALA

    Présentation par Monseigneur Jean Gardin 

     

    B.P. : 30  IMPFONDO

     

    République du CONGO

    Courriel, Mail : mgrjeangardin@yahoo.fr  -  Tél. + 242 526 09 21

     

    Présentation  de la Préfecture après neuf ans :

     

    25 février 2001 - 25 février 2010

     

    1) Rappel :

    La mise en place de la préfecture apostolique de la LIKOUALA  a eu lieu le 25 Février 2001, en présence de nosseigneurs Hervé ITOUA, Ernest KOMBO, Louis PORTELLA, le supérieur régional des spiritains et Bien sûr le Nonce Apostolique Mgr CASSARI….

     

    La LIKOUALA vaste de 66.050 Km² avait disais-t-on une population d’environ 75.000 habitants et déjà plus de 120.000 réfugiés : des Rwandais venus depuis 1997, venaient de laisser le camp des pionniers, de nombreux ressortissants de l’ex ZAÏRE arrivaient à cause des combats de M J. P MBEMBA, puis des ressortissants centrafricains. Le HCR avait comme partenaire de logistique la CEMIR (Commission épiscopale des migrants et des réfugiés)

     

    Pour les communications internes nous avions la Phonie et pour la communication externe une valise satellitaire ! Depuis le téléphone portable est installé presque partout.

     

    Il y avait alors six paroisses : LIRANGA 1889, BETOU 1910 (fermée en 1920 et ré-ouverte en 1996), DONGOU 1957, IMPFONDO 1960, EPENA 1963 (fermée en 1967 ré-ouverte en 1994) et ENYELLE ouverte début 1999, mais la plus ancienne, Saint-Louis de LIRANGA était fermée depuis plus de trente ans.

     

    La région comptait donc cinq paroisses ouvertes et Sept prêtres : quatre missionnaires spiritains accompagnés d’un frère bâtisseur : deux à IMPFONDO, un à DONGOU et un à EPENA ; Trois prêtres Fidéi Donum : un de Brazzaville, un de Kinkala et un jeune prêtre de OUESSO que Mgr ITOUA retirera après six mois.

     

    Il y avait deux communautés religieuses des «Filles de la Charité» à EPENA et IMPFONDO, de la province «des deux Congos» à MBANDAKA.

     

    Il y avait alors trois séminaristes : un en propédeutique de LOANGO, qui a quitté le grand séminaire plus tard, un au NIGERIA et un réfugié rwandais à BANGUI.

     

    2) Evolution

    Mon premier souci fut de trouver un peu de personnel.

     

    C’est ainsi que Monseigneur ETSOU, qui de MBANDAKA était venu au centenaire de LIRANGA en 1989, et connaissait la situation de pénurie de notre région, me mis en relation avec Mgr BUKA de BOMA. De suite, il m’envoya trois prêtres Fidéi Donum ce qui permis, dès l’Epiphanie 2001, de ré-ouvrir la paroisse Saint Louis de LIRANGA.

     

    Ce qui eu pour conséquence en 2003 d’accueillir une communauté de trois filles de la Charité au sein de cette ancienne mission qui n’en avait jamais eu.

     

    En 2004, des échanges avec Mgr KABONGO à Rome ont abouti à la venue, à partir de l’année suivante, des «Missionnaires Amis du Christ» du diocèse de LUEBO en RDC. Deux dans un premier temps, un troisième par la suite, mais ce dernier n’est pas resté.

     

    Cela nous a permis de créer la Paroisse de MOKABI dans un secteur très éloigné en forêt. Les sociétés forestières dans ce secteur étaient alors en plein essor.

     

    Nous avons accueilli, en 2006, les «Petites Sœurs du Cœur de Jésus» venues de BANGUI pour la paroisse d’ENYELLE. En 2007, une communauté de sœurs du Nigeria, les Sœurs de la «Sainte Famille des Nécessiteux», est venue à IMPFONDO. D’autres démarches sont en cours.

     

    3) Au niveau de la Pastorale : écoles, santé, peuple autochtone

    La priorité fut donnée à l’enseignement avec d’abord une école primaire à IMPFONDO et une en création à ENYELLE. On est passé peu à peu à une école par paroisse ainsi que dans quelques villages plus importants. Nous avons maintenant 15 écoles primaires, deux collèges et un lycée à IMPFONDO. Dès 2002, nous avons mis sur pieds un atelier de menuiserie pour y former des apprentis, mais c’est à EPENA avec les Filles de la Charité qu’à débuter la formation professionnelle par une école spéciale des métiers devenu maintenant centre professionnel. Puis les Filles de la charité d’IMPFONDO ont commencé la même chose à 15 Km pour les enfants Autochtones et Bantous en 2004. En 2007 Sous la responsabilité d’un père Spiritain nous avons commencé avec l’aide des forestiers un centre technique professionnel à BETOU. Enfin, depuis deux ans,  les sœurs de la «Sainte Famille des Nécessiteux» d’IMPFONDO ont commencé une école de couture et d’alphabétisation pour les jeunes filles mères.

     

    En parallèles à cause de la discrimination très forte des enfants autochtones (pygmées) nous avons mis sur pieds des écoles dites « préparatoires » pour permettre à ces enfants, en deux ou trois ans, de pouvoir rejoindre les bantus dans les autres écoles. Il y en a actuellement seize (16)

     

    La pastorale de la santé est, faute de moyen, restée au niveau d’une équipe de soin itinérante dans les villages et un peu plus tournée vers les plus délaissés (les autochtones atteints du PIAN, de la LEPRE etc.).

     

    Depuis deux ans les sœurs d’ENYELLE ont commencé un dispensaire qui peu à peu prend forme.

     

    4) Le personnel

    Du coté du clergé, il ya eu pas mal de changements :

     

    - Du coté des spiritains il y a eu le départ en retraite des doyens : le Père Corentin LE SOLLIEC et du frère Marcel PELHAT, puis des départs par affectation : le Père Firmin KIBWALE, le père Cyriaque MOUNIENGUE et le Père Jude OKEKE parti en recyclage mais de cinq  ils ne sont plus que trois.

     

    - En ce qui concerne les prêtres Fidéi Donum les trois premiers sont actuellement en recyclage après six  ou sept ans de service dans la préfecture où il est convenu qu’ils accomplissent  encore au moins trois ans avant de rejoindre leur diocèse d’origine, mais l’un d’eux a de gros problèmes de santé.  Deux autres prêtres Fidéi Donum du diocèse de Brazzaville : l’abbé MBEMBA, et du diocèse d’Owando : l’abbé Cyrille, ont dû partir, eux aussi pour de graves problèmes de santé.

     

    - Le Clergé diocésain se met peu à peu en place : les trois premiers : MBABE Armel natif de la LIKOUALA à Bétou, ordonné en novembre 2007 ; NDAGIJIMANA Célestin, ordonné en novembre 2008 et MACUMI Théobald, ordonné en Août 2009, ces deux derniers sont originaires du RWANDA, arrivés au CONGO en 1997 après avoir traversé le ZAÏRE de l’époque.

     

    5) Les Vocations

    Peu à peu se met en place une pastoral des vocations en vue d’un clergé diocésain : Un est en propédeutique à OUESSO, trois en première année de Philosophie, quatre en théologie, un par année. Leur pension nous pose problème.

     

    Un ressortissant d’Impfondo, qui a été ordonné également au mois d’août avec Théobald est allé à l’ile Maurice, comme missionnaire spiritain. Trois autres sont également en formation au scolasticat spiritain.

     

     

    6) Les Religieuses / vocations féminines 

    Comme  dit précédemment les communautés de religieuses sont au nombre de Cinq :

     

    -          Trois communautés de Filles de la Charité : à Impfondo, Epéna et Liranga.

     

    -          Une communauté des petites sœurs du Cœur de Jésus à Enyelle

     

    -          Une Communauté des Sœurs de  la Sainte Famille des nécessiteux à Impfondo

     

    Les vocations féminines sont plus difficiles : «Une fille doit d’abord mettre au monde». Cependant une fille est entrée chez les sœurs missionnaires du Saint Esprit et une autre dans la congrégation des « Servantes du Seigneur » d’OUESSO. Deux mamans sont devenues Oblates de Notre Dame de Lourdes à Brazzaville il y a plusieurs années. Pour le moment une seule fille est engagée comme «aspirante».

     

    7) Les structures diocésaines 

    Elles se mettre doucement en place, depuis deux ans nous avons un économe et un procureur qui avec un laïc engagé forment le conseil économique.

     

    Les principales paroisses sont équipées de moyen de déplacement, Voiture ou hors-bord.

     

    La coordination de l’enseignement Catholique est maintenant bien en place.

     

    Le conseil des consulteurs est composé de trois prêtres les moins éloignés.

     

    Les distances et les difficultés de communications sont les principaux obstacles au bon fonctionnement  des diverses aumôneries et commissions

     

    8) Les projets actuels

    La recherche de moyens d’autosubsistances pour la Préfecture apostolique et pour les paroisses. 

     

    La construction de la chapelle annexe d’Impfondo est en route.

     

    La Chapelle de la base militaire est pratiquement achevée, reste les peintures…

     

    Une chapelle est en cours d’achèvement à BOYELE, Centre important de la Sous-préfecture d’ENYELLE.

     

    La restructuration de la CARITAS se fait à l’occasion de l’aide à apporter aux déplacés-réfugiés de la R.D.C.

     

    Mgr Jean GARDIN +

     

    Préfet Apostolique de la LIKOUALA